Descriptif
Là où les idées reçues prônent
des châssis de faible épaisseur
en matériau souple pour
permettre une certaine
élasticité composant le manque
de suspensions, la DXF
contrecarre cette hypothèse en
optant pour une matière et une
épaisseur offrant plus de
rigidité que la moyenne.
Par contre il est largement
ajouré et même si plusieurs
matières de châssis sont à
l’essai (époxy carbone ép. 4 mm
et Carbone 3 mm) la découpe
elle, est figée.
Comme tout constructeur qui se
respecte, DXF numérote ses
châssis (ici le n° 1).
Le pare choc avant est lui aussi
réalisé par DXF.
Le positionnement de l’accu de
réception sur une plaque
rapportée sous le réservoir
contribue pleinement à
l’abaissement des masses. 6
trous fraisés permettent de
positionner les colonnettes de
maintien de la platine radio
plus ou moins avancées selon la
souplesse souhaitée pour la
partie avant du châssis.
Le
support moteur monobloc, qui est
refroidi par ailettes, est
classiquement maintenu par 4 vis
sous le châssis.
Le
train avant
Conçu sur le
principe des ½ fourchettes,
système bien connu et éprouvé
depuis l’époque SG Racing Car,
le train avant de la DXF se
différencie des productions de
série actuelles par la non
utilisation d’un axe rigide de
part et d’autre ce qui permet de
centrer le servo de direction au
plus proche de l’axe de rotation
des fusées pour diminuer les
efforts, recentrer les masses
vers les surfaces d’appui des
roues et obtenir un débattement
maximum avec une course minimum
du sauve servo. A noter que le
servo utilisé est un mini servo
de puissance suffisante et non
un 8 kg comme utilisé
couramment. Côté réglage, la DXF
a un carrossage d’origine fixe à
2°, pincement et chasse
réglables. Notez également le
support de carrosserie avec ses
plots en retrait.
Le
train arrière
Je ne reviens
pas sur la transmission qui fait
classiquement appel à un pignon
fixé sur axe intermédiaire et
couronne fixée sur le
différentiel, le tout entraîné
par une courroie de
transmission. Pour le frein, il
s’agit d’un double disque
monobloc, je m’explique. Pour
une efficacité maximale, les
plaquettes de frein doivent
frotter sur la plus grande
surface possible, hors lorsque
nous avons 2 disques
indépendants et 2 plaquettes
indépendantes, nous avons 4
éléments mobiles et même si l’on
pense que tout ce petit monde se
comporte de manière uniforme au
freinage, il n’y a rien de sûr.
Dans le cas présent, il s’agit
d’une pièce monobloc dans
laquelle sont usinés 2 disques,
et les plaquettes sont les
seules pièces mobiles.
D’ailleurs pour les aider à
revenir, il y a même un ressort
de rappel (voir photo).
L’efficacité s’est vue sur la
piste et cela permet aux pilotes
de rentrer plus vite dans les
virages grâce à un freinage
puissant, progressif et plus
tardif (là il y a des 10ièmes de
gagnés !).
Le
différentiel de conception DXF
est monté sur roulement à
billes. Il est guidé par 2
paliers et 2 trompettes usinés
dans la masse. C’est un
différentiel à 6 pignons
planétaires, il est réglable en
dureté par 2 vis de pression qui
agissent sur une bague
intermédiaire et non directement
sur l’axe de transmission.
Le train arrière autorise les
réglages de carrossage et
pincement. Pour cela, une
entretoise surfacées avec une
pente est montée entre chaque
pallier et trompette.
L’entretoise est percée de 8
trous pour jouer sur ces
paramètres. Bien évidemment la
liaison différentiel/axes
d’entraînement n’est pas alignée
afin d’autoriser ce décalage.
La
platine radio
De conception
standard, elle accueille le
réservoir, le servo de gaz, une
boîte radio étanche et permet de
fixer la puce perso dans un
support spécifique.
Conclusion
Vous l’aurez
compris, voilà une voiture qui
existe déjà à quelques
exemplaires, qui présente des
solutions innovantes, qui est
compétitive, qui est de toute
beauté et qui pourrait, qui
sait, être développée en série,
mais là c’est un autre
challenge.
L' équipe DXF